Les poètes et les experts en narratives fallacieuses

Lorsque nous étudions un énoncé coranique nous devons tenir compte de sa réalité dans le monde des hommes, de sa vérité dans le monde des principes, de son contexte dans le monde du texte, de son sens sur le plan linguistique (lexique, grammaire et sémantique) ainsi que de la compétence du lecteur à interpréter et à coordonner la réalité, la vérité et la linguistique.

La compétence humaine n’est ni absolue ni infaillible, mais relative et évolutive compte tenu des outils intellectuels du lecteur, des instruments de savoir de son époque, de sa psychologie et de son intention (quête de vérité et confrontation à la réalité ou simple mimétisme social et alignement idéologique par rente ou par mauvaise foi). S’il ne nous appartient pas de juger des intentions cachées et de la bonne ou mauvaise foi nous pouvons, dans les limites de nos compétences et de notre problématique, nous prononcer sur la validité morale et intellectuelle d’une interprétation c’est-à-dire sur l’évaluation de sa logique, de son argumentaire. 

Le texte coranique est immuable, l’interprétation est dynamique. Le caractère dynamique et évolutif de l’interprétation n’est pas synonyme d’anarchie ou d’hérésie, mais quête de vérité et de réalité sachant que jamais le texte coranique ne se trouvera en contradiction avec la vérité scientifique ou avec la réalité du monde. S’il y a contradiction ou bien la vérité scientifique n’est qu’une théorie inapte à répondre définitivement à nos interrogations, la réalité n’est pas objective, mais fiction ou illusion, l’interprétation coranique est obsolète s’appuyant sur des savoirs anciens dépassés ou erronés.

La réalité qui nous est donnée à percevoir et à interpréter est infime par rapport à la réalité totale et absolue. Les sciences biologiques, physiques, les neurosciences et neurocognitives nous montrent le caractère prodigieux de nos facultés perceptives et cognitives, qui demeurent cependant incapables de discerner l’ensemble des lumières, des sons, des textures de la nature. Les phénomènes naturels sont trop complexes, trop dynamiques et trop évolutifs pour être cernés dans leur globalité, leur vitesse et leur architecture. L’algorithme mathématique peut donner à l’homme, via un automate, une puissance de calcul, une vitesse de calculs et une capacité de stockage des données phénoménales, mais jamais l’intelligence artificielle ne peut aller au-delà de ce qui l’a pensée, formalisée et assujettie à son service. L’homme devrait d’abord surmonter et dépasser ses propres limites, la machine dépasser celle de la matière. Nous sommes dans la quadrature du cercle.

Si le monde physique est quasiment inaccessible à notre total entendement, le monde métaphysique est hors de notre propre imagination. L’imagination, difficile encore à cerner, est notre capacité de traiter (agencer, composer, modifier) notre imaginaire qui est à la fois notre stocks d’images mentales (visuelles, sons, idées, toucher, émotions) enregistrés par la mémoire et nos méthodes affectives et cognitives de solliciter, gérer et utiliser nos souvenirs.

L’imaginaire peut être fertile ou stérile selon nos expériences, nos motivations et nos attentions. L’imagination peut être vive ou ralentie, disciplinée ou vagabonde, audacieuse et téméraire ou peureuse et prudente… Notre imagination est fonction de notre éducation, de notre culture, de notre psychologie, de notre affectif, de notre environnement permissif ou restrictif, libertarien ou contraignant, enrichissant ou appauvrissant. Elle dépend aussi de notre projet de vie, c’est-à-dire de notre projection dans l’avenir, de nos désirs (nos aspirations et notre dynamique en direction de ce qui a été rendu désirable par sa nouveauté, sa richesse, sa beauté, ses possibilités…). Notre imagination si elle dépend aussi de nos connaissances, dépend davantage de nos outils de connaissance et de notre quête de vérité et de réalité. Le meilleur enseignement et le meilleur pays qui ne font que remplir les têtes et faire vomir les esprits le jour de l’examen vont produire les plus grands ratages. Plus loin dans cette analyse nous verrons l’importance de l’imagination et de l’imaginaire.

Pour l’instant restons dans notre compétence (incompétence) à interpréter le texte coranique

Le Coran nous dit d’une manière qui ne prête à aucune équivoque :

تَعْلَمُ مَا فِي نَفْسِي وَلَا أَعْلَمُ مَا فِي نَفْسِكَ

Tu sais ce qui est en moi, alors que moi je ne sais pas ce qui est en Toi

Si Jésus le fils de Marie avoue son incompétence, pourquoi un exégète ou un traducteur du Coran ose prétendre qu’il a fourni le sens du Coran, le sens du Ghayb, l’interprétation la plus moderne ou le Tafsir le plus authentique ?

Pourquoi parler au « Nom de Dieu » lorsque nous sommes incapables de comprendre la parole de Dieu dans l’absolue ou de lui donner une interprétation la plus cohérente, la plus sensée et la mieux argumentée face à une réalité comprise non comme une donnée absolue, mais une vérité de situation, c’est-à-dire un fait dans un moment et un lieu précis. Le caractère universel du Coran, c’est qu’il répond à toutes les époques et à toutes les géographies. Le caractère pédagogique du Coran, c’est qu’il situe l’information dans un cadre historique et géographique comme le ferait un bon enseignant qui crée l’environnement pédagogique, la situation d’apprentissage et l’exemple didactique (pratiques et théories). Le fait historique et géographique est une réalité passée, mais l’enseignement ou la Ibra (passerelle) est dans la commutation de sens : aller du concret à l’abstrait, de l’exemple au principe, de l’extérieur à l’intérieur, d’une expérience sociale à l’universel de l’humain.  Si nous devions refaire toutes les expériences de l’humanité antérieure pour atteindre la vertu et l’esprit de sens, le coût historique de l’existence serait rédhibitoire.

C’est ce que l’expérience messianique nous enseigne :

إِذْ قَالَ اللَّهُ يَا عِيسَى ابْنَ مَرْيَمَ أَأَنتَ قُلْتَ لِلنَّاسِ اتَّخِذُونِي وَأُمِّيَ إِلَٰهَيْنِ مِن دُونِ اللَّهِ ۖ قَالَ سُبْحَانَكَ مَا يَكُونُ لِي أَنْ أَقُولَ مَا لَيْسَ لِي بِحَقٍّ ۚ إِن كُنتُ قُلْتُهُ فَقَدْ عَلِمْتَهُ ۚ تَعْلَمُ مَا فِي نَفْسِي وَلَا أَعْلَمُ مَا فِي نَفْسِكَ ۚ إِنَّكَ أَنتَ عَلَّامُ الْغُيُوبِ (116) مَا قُلْتُ لَهُمْ إِلَّا مَا أَمَرْتَنِي بِهِ

Allah dit : « O Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui as dit aux hommes : « Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors de Dieu » ? Jésus dit : «  Gloire à Toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire. Si je l’avais dit, Tu l’aurais su. Tu sais ce qui est en moi, alors que moi je ne sais pas ce qui est en Toi. Toi, en vérité, Tu es le parfait connaisseur des mystères. Je ne leur ai dit que ce que Tu m’as ordonné de dire ». [5:117]

Le Prophète n’a pas l’obligation d’imposer, mais de dire c’est à dire transmettre la vérité dans un cadre réel (historique et géographique). Le musulman n’a pas le droit de parler au Nom d’Allah comme s’il est dépositaire de la parole sacrée, détenteur d’un secret métaphysique ou garant de son infaillibilité. Le non musulman n’a pas le droit d’interdire au musulman de professer sa foi et d’appeler à la foi tant qu’il n’exerce ni chantage ni menace. Tous devraient faire de la politique, c’est-à-dire concourir à la promotion de ce qui utile et profitable à la vie prospère de la cité, à sa paix, à sa sécurité et à sa cohésion.

Allah (swt) nous dit :

وَلَا تَقُولُوا لِمَا تَصِفُ أَلْسِنَتُكُمُ الْكَذِبَ هَٰذَا حَلَالٌ وَهَٰذَا حَرَامٌ لِّتَفْتَرُوا عَلَى اللَّهِ الْكَذِبَ ۚ إِنَّ الَّذِينَ يَفْتَرُونَ عَلَى اللَّهِ الْكَذِبَ لَا يُفْلِحُونَ

Ne dites pas, en lançant par votre langue une attribution mensongère : « Ceci est licite ; ceci est interdit ! » dans le but de forger un mensonge contre Dieu. Ceux qui forgent le mensonge contre Dieu ne connaîtront pas le bonheur, n’aurons pas le succès, ne cultiveront pas.

Tous – Athées, croyants ou agnostiques, laïcistes ou islamistes, sunnites ou chiites, gouvernants ou gouvernés, partis politiques ou commun des gens – ne peuvent décider ou imposer l’illicite ni déclarer l’illicéité d’une chose. L’affaire est définitivement tranchée, il n’y a ni Ijtihad ni moratoire, ni interprétation. L’immense champ du Halal, le licite, est donné en usage libre à toute l’humanité :

Mangez parmi les choses que Dieu vous a dispensées ce qui est licite et bon, et rendez grâce à Dieu pour Ses bienfaits.

فَكُلُوا مِمَّا رَزَقَكُمُ اللَّهُ حَلَالًا طَيِّبًا وَاشْكُرُوا نِعْمَتَ اللَّهِ

L’étendue du licite et son abondance dépend de la géographie et du labeur des hommes ainsi que de leur manière de se comporter avec justice, équité, intelligence politique, efficacité sociale, efficience économique et solidarité humaine. Pour mille et une raisons (économiques, sanitaires, politiques, sociales, fiscales, militaires) des produits et des activités halal peuvent être suspendus ou réduits ou limités temporairement. Ces restrictions ou ces interdictions ne peuvent revêtir un caractère de Haram ni relever d’une instance religieuse. Elles relèvent de la compétence de la gouvernance de l’Etat (exécutif, législatif, juridique et conseil social et économique) si le peuple est consulté par voie démocratique.

L’imagination et le labeur de l’homme peuvent se conjuguer pour que la seule restriction se limite au Haram.

كُلًّا نُّمِدُّ هَٰؤُلَاءِ وَهَٰؤُلَاءِ مِنْ عَطَاءِ رَبِّكَ ۚ وَمَا كَانَ عَطَاءُ رَبِّكَ مَحْظُورًا (20) انظُرْ كَيْفَ فَضَّلْنَا بَعْضَهُمْ عَلَىٰ بَعْضٍ ۚ وَلَلْآخِرَةُ أَكْبَرُ دَرَجَاتٍ وَأَكْبَرُ تَفْضِيلًا

Le plus grand Haram est la vie humaine. La liberté est aussi sacrée que la vie. La justice est plus sacrée que la liberté. Le monopole est une atteinte à la loi de Dieu (Charia) car il porte atteinte au principe de la diversité et nuit à la liberté, à la justice et à l’efficacité sociale dont les manquements vont fatalement se traduire par la corruption puis l’anéantissement d’une civilisation ou d’un Etat :

Dieu propose la parabole d’une cité qui vivait en sécurité et paisiblement. Les richesses lui venaient en abondance de partout. Et voici qu’elle a dénié les bienfaits de Dieu. Dieu a alors fait goûter à ses habitants les affres de la faim et de la peur pour prix de leurs méfaits. An Nahl

Lorsque Nous voulons détruire une cité, Nous laissons se multiplier ses habitants outranciers, alors ils s’y livrent à des perversités. Puis s’accomplie la parole prononcée contre elle :  Nous la détruisons de fond en comble. Al Isra

En rapport d’une part avec l’imagination et l’outrance des éradicateurs algériens et d’autre part avec la perversité des médias algériens, je cite en parabole cet énoncé coranique :

 

هَلْ أُنَبِّئُكُمْ عَلَىٰ مَن تَنَزَّلُ الشَّيَاطِينُ (221) تَنَزَّلُ عَلَىٰ كُلِّ أَفَّاكٍ أَثِيمٍ (222) يُلْقُونَ السَّمْعَ وَأَكْثَرُهُمْ كَاذِبُونَ (223) وَالشُّعَرَاءُ يَتَّبِعُهُمُ الْغَاوُونَ (224) أَلَمْ تَرَ أَنَّهُمْ فِي كُلِّ وَادٍ يَهِيمُونَ (225) وَأَنَّهُمْ يَقُولُونَ مَا لَا يَفْعَلُونَ (226) إِلَّا الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَذَكَرُوا اللَّهَ كَثِيرًا وَانتَصَرُوا مِن بَعْدِ مَا ظُلِمُوا ۗ وَسَيَعْلَمُ الَّذِينَ ظَلَمُوا أَيَّ مُنقَلَبٍ يَنقَلِبُونَ

Vous ferai-je savoir sur qui descendent les démons ? Ils descendent sur tout pécheur calomniateur. Ils colportent des rumeurs, mais la plupart d’entre eux sont des menteurs. Quant aux poètes, les suivent ceux qui s’égarent. Ne vois-tu pas qu’ils divaguent dans n’importe quelle direction et qu’ils disent ce qu’ils ne font pas ? [26: 224-227]

La réalité et la vérité de cet énoncé n’échappent pas au sens de l’observateur s’il fait l’effort de se libérer de l’esprit partisan et de la rente. La réalité actuelle confirme la vérité de cet énoncé vrai en tout lieu et tout moment sur cette planète. Il faut juste faire l’effort de ne pas se limiter aux savoirs des Anciens qui avaient limité son sens et sa portée.

Il ne s’agit pas de poète au sens littéral, mais de communicant au sens moderne. Les deux sont concernés par cet énoncé pour plusieurs raisons :

  • Ils sont l’expression culturelle et médiatique de leur époque. Dans quelques années le journalisme et la communication de la Post modernité auront changé de forme et d’organe, mais ils auront la même vocation de désinformation, de manipulation et de narration.
  • Le poète à l’instar du communicant n’est pas concerné par la vérité et la réalité, mais par la narrative (raconter des histoires pour fabriquer de l’audience).
  • Le poète et le communicants ont une imagination débridée pour répondre à l’auditoire en attente de fascination. Le poète de la Jahiliya ante islamique, le narrateur grec ou romain, le journaliste de la modernité, le communicant de la post modernité ont recours aux mêmes procédés de fascination des magiciens de Pharaons : fabriquer de l’illusion visuelle, auditive. Le Samaritain de Moïse a eu recours au veau d’or, symbolisant la fascination d’un peuple libéré mais toujours esclave de ce qui brille et de ce qui beugle. L’étincellement des feux de la rampe et le vacarme de la fanfare sont les instruments pour fabriquer des idoles et mettre au silence ceux qui pensent et qui ont des choses graves à dire.
  • Non seulement le Coran nous donne un aperçu sur la fabrication de ce qu’on appelle la fabrique du consentement collectif à travers les âges, mais nous dit, par le terme « poète » qu’il s’agit de formalisme simplificateur : produire des rimes au lieu de produire des idées et de l’action ; véhiculer des mensonges et des exagérations. Pour que le mensonge et l’excès soient efficaces il faut que d’un côté (émetteur) on ait une hypertrophie de l’imagination et de l’autre côté (récepteur) une hypotrophie de l’imagination.
  • Le Coran nous laisse deviner la force de la lutte idéologique par le biais de la culture et de la langue qui sont l’apanage des élites. Les élites rentières et immorales ont tendance à la casuistique politique, par complaisance affective, opportunisme économique ou alignement idéologique, en subtilisant le général par le particulier, le concept par la chose, l’essentiel par l’accessoire, le sens par l’absurde, le contenu par le style, la réalité par la fiction, la vérité par l’imaginé mensonger, l’action par le discours.

Les deux parties, fascinés et fascinateurs, sont tous responsables de la fascination mentale et de ses conséquence sociales et morales. La divagation est générale :

Ne vois-tu pas qu’ils divaguent dans n’importe quelle direction et qu’ils disent ce qu’ils ne font pas !

Pour être juste et équitable, je dois avouer que la divagation est partagée par les islamistes, les laïcistes et une part importante de crédules et de naïfs. Tous participent à la même foire, aux mêmes inconséquences et aux mêmes insenséismes. La loi du changement est complexe. Il ne s’agit pas de morale religieuse ou d’activisme politique, mais de libération des mentalités. La libération commence par l’indignation face au mensonge et le refus de l’injustice. La pire des injustices est celle commise contre le bon sens, la logique, et contre la majorité en lui imposant sa dictature religieuse, culturelle, idéologique ou politique.

La poésie a consisté en 1992 à demander aux militaires éradicateurs de mettre fin au processus démocratique pour empêcher les « ennemis » de la démocratie, aujourd’hui en 2019, elle consiste à ne pas recourir au processus électoral pour que les militaires ne continuent pas de confisquer le pouvoir. Bien entendu hier comme aujourd’hui les divagations comme le ridicule ne tuent pas.

Pour mettre fin aux divagations, il ne s’agit pas de chanter la démocratie, la République, l’Islam ou la liberté, de revendiquer le français, l’anglais ou l’amazigh, mais de reconquérir sa dignité humaine en refusant d’être asservi aux fausses divinités ou d’être pris en otage par les imposteurs et les usurpateurs :

A l’exception de ceux qui croient, qui accomplissent des œuvres pies, qui invoquent Dieu très souvent et qui se défendent lorsqu’ils sont victimes d’iniquité. Les iniques connaîtront quelque jour le destin qui les attend ! [26 : 226-227]

Ce petit tour d’horizon sur le rapport entre le halal, l’imagination et la parole montre que le halal est le fondement de l’existence. Nul n’a le droit de le restreindre ou de l’interdire et ce dans n’importe quel domaine d’activité économique, culturelle, artistique ou scientifique. Gérer ce halal relève de la compétence de l’Etat.

L’humain dispose d’une compétence sans limite pour vivre agréablement et avec abondance dans ce halal : l’imagination. Lorsqu’elle l’imagination est fertile et vertueuse alors l’environnement devient beau et la parole qui exprime cette beauté est nécessairement belle et aimable. Lorsque la cupidité, le mensonge et la laideur se manifestent dans une société, l’imaginaire collectif est vicié, l’imagination individuelle est aliénée, perverse, laide.

Il faut parvenir à distinguer le vrai du faux, le beau du laid, le réel de la fiction pour cultiver la belle parole, la bonne imagination et le beau pays. Nos médias manquent à leur devoir d’informer, d’éduquer, de promouvoir la liberté et la solidarité. Les uns font l’apologie de leur idéologie, les autres jettent l’anathème sur l’arabité et l’islamité de leur peuple. Ce n’est ni beau ni utile ni sensé.

Il y a un combat pour le changement : changer ce qui est en nous, changer notre imaginaire et notre discours. Lorsque l’imagination et la parole sont viciées, le halal le plus noble et le plus essentiel à l’existence est corrompu ou mis en danger : la liberté.

Omar MAZRI

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La Rédaction

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